Qui a caché le mouton de l'aid?

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Quelques jours avant la fête de l'Aïd al-Adha, Selma sortit sa nouvelle robe pour la montrer à sa grand-mère en disant :
- Comme je suis contente que tu sois venue passer l'Aïd al-Adha avec nous ! Dis-moi, grand-mère, que penses-tu de ma robe ? N'est-ce pas qu'elle est jolie ?
La grand-mère dit en riant :
- Quelle jolie robe !
Puis elle se tut, soudain plongée dans ses pensées.
- Qu'est-ce que tu as, grand-mère ? demanda Maher.
- Rien, Maher, répondit la grand-mère. Mais parler de l'Aïd m'a fait penser à une histoire qui m'est arrivée quand j'avais l'âge de Selma.
- Raconte, grand-mère, raconte ! s'exclamèrent en chœur Maher et Selma.


Et la grand-mère raconta :

" J'avais sept ans. Un jour, comme j'aidais ma mère, une Bédouine vint nous proposer d'acheter un agneau que nous pourrions élever pour le sacrifier le jour de l'Aïd.
Je m'approchai de l'agneau et je me mis à jouer avec. Comme j'étais contente quand ma mère a décidé de l'acheter !
J'emmenais l'agneau promener dans la campagne, je le décorais de fleurs, je lui racontais mes secrets.
Un jour, j'entendis ma mère et ma tante parler en désignant mon mouton du " mouton de l'Aïd ", et discuter de comment elles allaient le faire cuire. Pour la première fois, je compris alors ce que cela voulait dire, que mon mouton soit " le mouton de l'Aïd " !
Le cœur lourd, j'emmenai le mouton brouter l'herbe. Il ne savait pas ce qui l'attendait, il sautait ici et là en bêlant : " Bêê… bêê… "
À ce moment-là, je décidai d'essayer de sauver mon ami. Je l'emmenai à une grotte que j'étais la seule à connaître, je l'y attachai et je repartis à la maison.

Ma mère me demanda où était le mouton et je dis qu'il s'était perdu. Ma mère s'écria :
- Le mouton de l'Aïd s'est perdu ! Comment cela ? Mais il était avec toi, Fatoum ! Dis-moi où il est ! Où ?
Je baissai la tête et je refusai de répondre.
Mes frères cherchèrent longtemps, longtemps… mais sans le trouver.
Mon grand-père (que Dieu ait son âme) m'aimait beaucoup. Je courus me cacher près de lui en pleurant et en disant :
- Pourquoi devons-nous sacrifier le mouton, grand-père ? Pourquoi ?
Il me prit dans ses bras et me dit doucement :
- Te rappelles-tu l'histoire de notre prophète Ibrahim (la paix soit sur lui) ? Comment l'ange Gabriel lui a donné un mouton à sacrifier à la place de son fils Ismaïl ?

Je hochai la tête, tout en continuant à pleurer.
Mon grand-père poursuivit :
- Le jour de l'Aïd al-Adha, ma chérie, tous les musulmans sacrifient un mouton comme l'a fait Ibrahim (la paix soit sur lui). Ils distribuent une partie de la viande aux pauvres, puis les familles se rassemblent autour du repas pour fêter l'Aïd.
Je répondis en pleurant :
- Oui… oui… Mais si tu savais, grand-père, comme j'aime ce petit mouton ! Il est devenu mon ami. Je t'en prie, aide-moi, grand-père !
- Que Dieu nous pardonne ! s'exclama mon grand-père. Les adultes n'auraient pas dû laisser une petite fille comme toi s'attacher au mouton de l'Aïd ! Allez, sèche tes larmes, ma petite, je vais essayer de t'aider… Mais attention Fatoum : ne t'attache plus jamais au mouton de l'Aïd !
- Promis, grand-père, promis ! répondis-je.
Mon grand-père se tut un instant, puis il appela ma mère et lui demanda :
- Que penses-tu, ma fille, si nous élevions " l'agneau de Fatoum " pour avoir un troupeau qui nous donnerait du lait ?
Ma mère commença par protester, puis elle finit par accepter.

Mon grand-père se tourna vers moi et me dit :
- Sèche tes larmes, petite Fatoum, et passe-moi ma bourse qui est dans mon coffre, pour que je donne à ta mère de quoi nous acheter un autre mouton pour l'Aïd.
Toute joyeuse, je couvris mon grand-père de baisers en disant :
- Promis, grand-père ! Promis, je ne m'attacherai plus au mouton de l'Aïd !
Le matin de l'Aïd, je mis ma robe neuve, je jouai avec mes frères, je mangeai des bonbons. Comme d'habitude, le repas de l'Aïd fut somptueux ! Ce fut, mes chers enfants, une fête que je n'oublierai jamais. "

- Et qu'est devenu ton petit mouton, grand-mère ? demanda Maher.
La grand-mère répondit :
- Il a grandi, nous l'avons élevé avec d'autres et nous avons eu du lait et du fromage…
Selma dit à sa grand-mère en riant :
- Je ne savais pas, grand-mère, que tu étais si coquine quand tu étais petite !
La grand-mère répondit, les yeux brillants :
- Le vrai coquin, mes chéris, c'était votre père quand il était petit !
- Raconte, grand-mère, raconte ! s'écria Maher.
- Non, maman, non ! s'exclama Papa en riant.
- Mais si, je vais raconter ! dit la grand-mère en riant doucement.
Toute la famille se mit à rire, et s'apprêta à écouter le récit des bêtises du papa quand il était petit…

Tout est un bienfait d'Allah

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Il y a très longtemps vivait dans un grand palais un Roi musulman. Il était toujours accompagné de son fidèle ami et conseiller, un homme très sage qui aimait Allah et qui donnait des conseils au Roi quand il avait des problèmes.

A chaque fois qu’un malheur arrivait au Roi, son ami le consolait en lui disant :

- « Ce n’est pas grave, Roi, c’est un bien d’Allah ! ».

Le roi ne comprenait pas toujours et il lui arrivait de se facher. Un jour, en allant à la chasse, le Roi se blessa et perdit 2 doigts. Tout le monde criait :

- « Quel malheur !! Pauvre Roi !! »

Sauf l'ami du roi qui s’approcha et lui dit :

- « Mon Roi, ne pleurez pas comme ça ! Ce n’est pas trop grave, il vous reste encore des doigts ; c’est un bienfait d’Allah !! »

Le Roi avait très mal et se mit très en colère :

- « Conseiller ! Tes paroles ne me plaisent pas ! Au lieu de me consoler, tu dis que ce qui me fait mal est un bienfait d’Allah ! Qu’on l’emmène en prison !!! » .

Le Roi prit un nouveau conseiller et oublia celui qu ’ il avait fait jeté en prison. Des années plus tard , il partit dans la forêt se promener avec toute sa troupe quand des cannibales sauvages les attaqua. Le chef des sauvages ordonna :

- « Capturez moi tous les hommes en bonne santé. Par contre, ceux qui ne sont pas complets, libérez les car je n’aime pas les handicapés !! »

Tout le monde fut capturé, sauf le Roi car il lui manquait 2 doigts. Triste, il rentra seul au château. C’est alors qu’il se rappela que son premier Conseiller était toujours en prison et alla vite le rechercher .

« Ô, mon brave Conseiller, pardonne moi de t’avoir laissé si longtemps en prison . Tes paroles étaient pleines de vérité ! Je suis en vie grâce aux 2 doigts qui me manquent : c’est un bienfait d’Allah mais je n’avais pas compris tout de suite’ Acceptes tu mes excuses, car c’est toi le plus sage !! »

Le conseiller, heureux que le Roi avait compris que tous les malheurs qui lui étaient arrivés était un bien pour lui de la part d’Allah, lui répondit :

- « Mon Roi, ne t’excuse pas de m’avoir mis en prison, c’est un bienfait pour moi !! ».

Le Roi, étonné, lui dit :

- « Mais, tu n’es pas faché contre moi ?? Je t’ai puni pour rien et ce, pendant des années. »

Le Conseiller, toujours aussi sage, lui répondit en souriant :

- « Mon Roi ! Si j’étais resté auprès de vous, les cannibales m’auraient fait prisonnier et je serais mort !! Tout est un bienfait d’Allah, même si on ne le comprend pas tout de suite ! ».


La tirelire pour les pauvres

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Les enfants se rassemblèrent autour de Papa pour l'écouter lire le Coran. La petite Karima s'assoit confortablement sur les genoux de Papa, son endroit préféré. Idris et Amine s'assoient face à leur père. C'était leur moment à eux avec Papa : même si Papa était fatigué, il faisait toujours un effort pour lire un peu avec ses enfants.

Papa se mit à lire le verset 38 de la sourate 30 :
" Donne son dû au proche, au pauvre et au voyageur. Cela est meilleur pour ceux qui recherchent la face de Dieu. Voilà ceux qui connaîtront le succès. "

Idris se leva, tout excité : lui aussi avait une idée.
- Je sais ce qu'on pourrait faire. On pourrait aussi remplir une caisse spéciale où on mettrait toutes les choses dont on n'a plus besoin !
Toute la famille se lança dans le projet. Grand-mère, qui avait jusque-là écouté en silence, dit :
- Je ferai des gâteaux et si vous, les enfants, vous les vendez à la mosquée, nous mettrons l'argent dans la tirelire.
- Nous allons tous réfléchir à des moyens d'économiser de l'argent pour le mettre dans la tirelire, proposa Maman.

Idris dit :
- J'ai lu dans les journaux qu'il y a beaucoup d'enfants pauvres qui n'ont même pas de quoi manger chaque jour. Et si nous mettions de côté de l'argent pour leur envoyer ?
- Oui ! s'exclama Amine. On pourrait faire une tirelire spéciale pour les pauvres avec cette boîte. On y mettra de l'argent tous les jours, et quand elle sera pleine on donnera l'argent aux pauvres.

Quand vous rentrez à la maison, mettez toute la petite monnaie qui vous reste dans la tirelire.
Ne gaspillez pas d'argent à acheter des choses dont vous n'avez pas besoin.
Vendez à une brocante les objets dont vous ne vous servez pas.
Fabriquez des cartes de vœux ou de jolis objets pour les vendre.
Proposez vos services aux autres.
Donnez une partie de votre argent de poche chaque semaine.

Le lendemain, en rentrant du travail, Papa s'arrêta à la station-service. Comme il avait soif, il alla vers le distributeur de boissons. Au moment de mettre sa pièce dans la machine, il se rappela la tirelire. Il retourna à sa voiture sans acheter à boire et se dit : " Je vais attendre jusqu'à la maison et boire un verre d'eau incha Allah. "
Arrivé à la maison, Papa alla tout droit à la tirelire et y déposa sa pièce d'un euro en disant : " al-hamdoulillah ! "
Amine jeta un coup d'œil dans la tirelire et fut étonné d'y trouver déjà un euro.
- D'où vient cet euro, Maman ? demanda-t-il curieux.
Maman raconta à Amine comment Papa avait décidé d'attendre d'être à la maison pour boire.

Le lendemain, à la récréation, Amine économisa lui aussi un euro en buvant au robinet au lieu de prendre une boisson au distributeur. En rentrant à la maison, il fut tout content de déposer son euro dans la tirelire ! Il décida de faire pareil tous les jours, afin d'économiser l'argent pour les enfants pauvres.

Le samedi, Maman se rendit au supermarché pour faire les courses de la semaine. Elle acheta du lait, du fromage, des fruits et des légumes. Elle dit aux enfants :
- On ne va pas acheter de bonbons ni de coca, et juste une tablette de chocolat.
- Pas de bonbons ni de coca ! s'exclama Idris.
- Une seule tablette de chocolat suffit ! s'exclama Amine, gardons l'argent pour les enfants pauvres!
- Exactement Amine, dit Maman.
Et de retour à la maison, elle déposa dans la tirelire les dix euros qu'elle avait économisés en évitant d'acheter les sucreries.


Le lendemain, Idris mit deux euros dans la tirelire.
- Al-hamdoulillah, dit Maman. Qu'est-ce que c'est, ces deux euros ?
- Je les ai économisés sur mon argent de poche de ce mois, al-hamdoulillah, répondit Idris.
Idris et Amine vendirent les gâteaux de Grand-mère à leurs amis à la mosquée, et ils leur parlèrent de la tirelire qu'ils préparaient pour les enfants pauvres. Leurs amis trouvèrent que c'était une bonne idée, et chacun se mit à faire pareil!

Au bout d'un mois, la tirelire était pleine et toute la famille se réunit pour compter l'argent. Il y avait 123 euros et soixante centimes, ma cha Allah ! La caisse spéciale était elle aussi pleine de vêtements et de jouets dont les enfants ne se servaient plus.
- Demain, in cha Allah, nous irons porter l'argent et les affaires à une organisation qui les enverra aux enfants pauvresdu monde entier, dit Papa.
- Et nous allons continuer tous les mois à remplir notre tirelire, in cha Allah, dirent en chœur les enfants.

La sagesse du vieil homme

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Il y avait dans un village un vieil homme très pauvre, mais qui avait un cheval blanc, si beau que même les rois en étaient jaloux. Ils lui proposaient vraiment énormément d'argent pour ce cheval, mais l’homme refusait tout le temps :

“ Ce cheval n’est pas juste un cheval pour moi, disait-il, c’est un ami. Et comment pouvez-vous vendre une personne, un ami ? ”

Il était pauvre, mais jamais il ne vendit son beau cheval.
Un matin, il s’aperçut que le cheval n’était plus dans son écurie. Tous les villageois se rassemblèrent et lui dirent :

“ Pauvre fou ! On savait qu’un jour ce cheval serait volé. Tu aurais du le vendre. Quel malheur ! ”

Le vieillard répondit :

“ N’allez pas inventer des choses. Dites simplement que le cheval n’est pas dans l’écurie. Ca c'est vrai, dire qu'il est volé est peut etre faux. Je ne sais si c’est un malheur ou une bonheur, qui sait ce qui va arriver ? ”

Les gens se moquaient de lui. Ils avaient toujours pensé qu’il était un peu fou. Mais dix jours après, une nuit, le cheval revient. Il n’avait pas été volé, il
s’était simplement échappé. Il ramenait avec lui un troupeau de chevaux sauvages !

Les gens s’assemblèrent à nouveau :

“ Vieil homme, tu avais raison, dirent-ils, ce n’était pas un malheur. En réalité, c'est finalement un bonheur. ”

Le vieillard répondit :

“ Encore, vous allez trop loin. Dites simplement que le cheval est de retour. Qui sait si c’est un bonheur ou non ? "

Cette fois, ils ne répondirent rien, meme si les gens etaient surs qu'il avait tord. De magnifiques chevaux étaient arrivés, comment est ce que ca pourrait etre un malheur !...

Le vieil homme avait un fils qui commença à dresser les chevaux sauvages. Une semaine après, il tomba de cheval et se cassa les deux jambes.
A nouveau les gens se réunirent et, à nouveau, ils dirent.

“ Tu avais encore raison, c’était un malheur ! Ton fils  a perdu ses jambes, et il était le seul pour t'aider. Maintenant, te voilà plus pauvre que jamais. ”

“ N’allez pas si loin, répondit le vieil homme. Dites seulement que mon fils s’est cassé les jambes. Personne ne sait si c’est un malheur ou un bonheur. La vie vient et vous ne pouvez pas tout connaître à l’avance. ”

Quelques semaines plus tard, le pays entra en guerre et tous les jeunes gens de la ville durent aller à la guerre de force. Seul le fils du
vieil homme ne fut pas pris, car ilne pouvait pas marcher. La ville entière pleurait et se plaignait : c’était une guerre perdue et tous savaient que la plupart des jeunes gens ne reviendraient jamais. Ils allèrent voir le vieil homme :

“ Tu avais raison, dirent-ils, cet accident s’est avéré être une bénédiction (baraka) pour toi. Ton fils est handicapé, mais il est encore avec toi. Nos
fils, eux, sont partis pour toujours. ”

Le vieil homme dit encore :

“ Vous continuez à juger sans cesse. Personne ne sait !  Seul Dieu, le Tout, sait s’il s’agit d’une bénédiction ou d’un malheur. ”

 

Cette petite histoire devrait te montrer qu’il faut éviter de se plaindre dès qu’une chose nous semble être un mal. Au contraire, il faut toujours garder confiance en Allah et être satisfait de ce qui nous arrive, même si cela nous parait être un échec. Dire hamdoullillah (= Louange à Allah) tout le temps est la meilleure des choses à faire.

Karim et la prière

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Karim habite dans un village sur une île, en Malaisie. L'après-midi, après l'école, il aime aller jouer au football sur la plage avec ses amis. Ils se retrouvent sous les cocotiers qui les abritent du soleil, car en Malaisie, il fait très chaud .

Tous ses amis sont maintenant arrivés et ils commencent à jouer. Ils forment deux équipes, les blancs et les noirs, et ils décident de faire un match. Dans chaque équipe, il y a six joueurs et un gardien de but. Combien cela fait-il d'enfants pour chaque équipe ? Combien y a-t-il d'enfants en tout ?

Il fait vraiment chaud et ils transpirent, leurs T-shirts sont mouillés, mais comme ils s'amusent bien ! Les blancs mènent par deux buts à zéro. Les noirs essaient de toutes leurs forces de marquer leur premier but.

Voilà que Karim entend l'adhân (l'appel à la prière) pour la prière d'al-`asr : Allahou akbar, allahou akbar… Il s'arrête pour écouter et répéter les paroles. Il se rappelle le conseil de son père : " Mon fils, quand tu entends l'adhân, arrête ce que tu es en train de faire et va faire ta prière. Dieu Tout-Puissant est plus important que tout ce que tu peux être en train de faire dans ce monde. " Il se rappelle le verset qu'il a appris hier :

Wa maa khalaqtul-Jinna wal-'insa 'illa liya'-buduun
"je n'ai créé les jin et les hommes que pour qu'ils m'adorent"
sourate adh adhariyat, les ouragans, verset 56

Karim essaie toujours de se rappeler que puisqu'il a été créé pour adorer Dieu, pour Le servir, il ne doit pas remettre a plus tard le moment de faire la priere juste parce qu'il a envie de continuer a jouer.

Karim se rappelle maintenant le conseil de sa mere :

"Karim, il y a des moments ou les choses de ce monde paraissent plus interessantes et plus amusantes que ce que tu fais pour l'autre monde. Ne t'occupe pas de ce que les gens disent. Fais ce qui est vraiment important. S'il y a des gens qui sont embetés que tu ailles a la priere parce que cela arrête le jeu, ne les écoute pas. Rappelle toi que Dieu, le Plus Grand, est bien plus important qu'eux."

Cette fois, Karim se rappelle le verset préféré de sa mère:

wa ma khalaqna alssamawati waal-arda wama baynahuma la3aibin
"Ce n'est pas par divertissement (pour jouer) que Nous avons créé les cieux et la terre et ce qui est entre eux
sourate ad dukhan, la fumée, verset 38

Karim sait que Dieu Tout-Puissant l'a créé pour L'adorer et pas seulement pour jouer et s'amuser. Karim sait qu'il doit maintenant arrêter de jouer pour aller faire sa prière.
Il dit : A`oudhou billâhi min ach-chaytân ir-rajîm : Je recherche la protection de Dieu contre Satan, le lapidé. Il sait que Satan veut lui faire oublier sa prière en lui faisant croire que c'est plus drôle de continuer à jouer. C'est pourquoi il doit demander à Dieu de l'aider à résister à Satan et à ses chuchotements.
Karim regarde autour de lui : personne n'arrête de jouer. Tout le monde est absorbé par le jeu. Karim sait que ses camarades seront ennuyés si on arrête la partie.

Karim décide de s'arrêter de jouer. Il fait signe a ses amis qu'il va à la prière. Les autres joueurs, énervés, courent vers lui et lui disent : " Karim, tu pourras faire ta prière après le match. On peut faire la prière d'al-`asr jusqu'à six heures et demie. Allez, viens continuer à jouer. "
Karim répond : " Pour moi, c'est très important de faire la prière à l'heure. Se rappeler Dieu est beaucoup plus urgent que tout ce qu'on peut faire dans ce monde. Vous n'avez qu'à jouer, si c'est si important pour vous. Moi, je vais à la mosquée pour me rappeler de Dieu. "
Certains garçons recommencent à jouer. Cinq garçons vont vers eux pour jouer aussi, mais ils changent d'avis et suivent Karim. Bientôt, tous les autres garçons s'arrêtent de jouer et courent rejoindre Karim, al-hamdoulillah.
La prière terminée, les garçons recommencent leur partie. L'équipe des noirs fait de gros efforts et finit par marquer cinq buts. C'est elle qui gagne tandis que l'équipe des blancs a trois buts.
Karim et ses amis rentrent chez eux fatigués mais heureux. Karim arrive à la maison et salue ses parents : " As-salamou `alaykoum ! "

Karim raconte à son papa ce qui s'est passé pendant la partie de football. Son papa est très content et lui dit : " Karim, sais-tu que Dieu te donnera deux récompenses ? D'abord, Il te récompensera pour la prière que tu as faite. Et puis, Il te récompensera aussi pour avoir donné le bon exemple. Quand tu es allé faire ta prière, tes amis ont suivi ton exemple et ont grace a toi aussi fait leur prière d'al-`asr à l'heure, al-hamdoulillah. "

Le voleur de biscuits

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Une jeune femme attendait son avion dans un grand aéroport. Puisqu’elle devait attendre plusieurs heures elle décida de s’acheter un bon livre.
Elle acheta aussi un paquet de biscuits. Elle s’assit dans un fauteuil de l’aéroport pour se reposer et lire tranquillement.
A coté d'elle, un homme s'assit, ouvrit son magazine et se mit à lire.
Lorsqu ‘elle prit un biscuit , l’homme fit pareil. Elle était énervée par ce comportement , mais elle ne dit rien , elle pensa juste : « Quel
malpoli, j’ai envie de lui donner une bonne raclée ! »


A chaque biscuit qu’elle prenait, l’homme en prenait un aussi.
Cela l'énervait beaucoup , mais elle ne voulait pas faire crier et s'attirer des problèmes.
Lorsqu’il ne resta qu’un seul biscuit, elle pensa « Et qu'est-ce qu'il va faire maintenant, ce voleur? »
L’homme prit le dernier biscuit , le cassa en deux et lui en donna la moitié.
Ah, mais là; c’était trop! Elle était très très en colère !
Elle prit son livre et ses affaires, et sortit très vite pour se rendre dans l'avion.


Lorsqu’elle prit sa place dans l’avion, elle ouvrit son sac à main pour prendre ses lunettes, et , à sa grande surprise, elle découvrit … son paquet de
biscuits,meme pas ouvert ! Elle se sentit tellement MAL !!!Elle réalisait qu'elle s’était trompée… Elle avait oublié son paquet de
biscuits dans son sac à main. L’homme avait partagé ses biscuits avec elle sans problème … Elle était si choquée, elle pensait qu’elle
avait partagé SES biscuits avec lui.. et maintenant, elle n’aurait plus la chance de s'expliquer ou de s’excuser…

 

 

02 mai 2015

Le rêve de Mariam

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Mariame est une petite fille qui a un rêve. Son rêve est d’apprendre le Coran. Elle sait que le Coran est la Parole d’Allah et que ceux qui l’ont appris par coeur ne seront pas tristes et n'auront pas de problemes le terrible jour du jugement. Elle sait qu’Allah réserve une place près de Lui à ceux qui apprennent le Coran et vivent en suivant ses règles. Ces gens-la seront Ses proches et de Ses préférés.

Alors, pour y arriver, tous les jours, sa maman lui lit un verset du Coran qu’elle répète jusqu’à ce qu’elle l’ait appris par cœur. Ainsi, au bout de quelques temps, Mariame peut réciter par cœur Juz Amma, soit 20 pages du Coran. Ses parents décident de lui faire un cadeau : ils lui offrent un joli petit poisson rouge qu’elle appelle Mabrouk.

 

Mariame adore son poisson. En rentrant de l’école, elle lui raconte ce qu’elle a fait pendant la journée ; Mabrouk s’approche de la vitre de l’aquarium et bouge ses nageoires en l'écoutant. Mariame le nourrit, lui change son eau …

Un matin d’hiver, Mariame, comme d'habitude, court dans la chambre de ses parents leur dire « Salam Alaykoum ». Elle fait vite ses ablutions et prie sobh. Puis, elle descend pour prendre son petit déjeuner et donner à Mabrouk à manger. « La hawla wa la quwata illa Billah, inna lillah wa ina ilaihi raji`oun », elle découvre Mabrouk qui flotte à la surface de l’eau, sans vie.

Mabrouk est mort.

Très triste, elle pleure toutes les larmes de son corps. Mabrouk était devenu son ami et maintenant, il était parti pour toujours.

La maman de Mariame, voyant sa fille pleurer, lui raconte alors pour la consoler l’histoire d’Oum Salamah.

 

Oum Salamah était une des premières personnes à l’époque du prophète Mohammed, saws, à s’être convertie à l’Islam avec son mari Abou Salamah. Tous les deux ont été maltraités par la tribu de Qoraish à la Mecque car cette tribu n’avait pas accepté la nouvelle religion qui rendait tous les hommes libres et égaux. Mais Oum et Abou Salamah ont résisté avec beaucoup de courage. Malheureusement, Abou salamah a été blessé lors d’une bataille et il mourut quelques temps plus tard. Oum Salamah faillit en mourir de tristesse car elle aimait beaucoup son mari. Elle se rendit alors chez le prophète Mohammed saws pour se consoler un petit peu. Le prophète Mohammed, saws, lui apprit unedou3a à dire quand est triste ou qu'on va mal  : « Allahouma ajirni fi mousibati wa khlofni khairan minha » « O Allah, récompense moi pour ma patience dans cette épreuve et remplace moi ce qui a été pris par quelque chose de meilleur » . Oum Salamah récita la doua après le prophète, mais au fond de son cœur, elle se dit : « Qui pourrait être meilleur époux qu’Abou Salamah ? »

Le temps passe. Le prophète Mohammed, saws, dont la femme Khadija est morte, cherche à se remarier. Et devine qui il choisit ? Oum Salamah. Allah lui envoya effectivement un mari, meilleur qu’Abou Salamah, c'etait le meilleur des hommes notre prophète saws!

En écoutant sa maman, Mariame se calma. Elle était toujours triste, mais moins. Elle se dit qu’Allah, qui sait tout et voit tout,  savait ce qui était bien pour elle. Si Mabrouk ne faisait plus partie de ce monde, c’était forcément pour une raison qu’Allah connaissait. Avec sa maman, Mariame se mit à réciter la nouvelle doua, persuadée qu’Allah la récompenserait car elle avait accepté son destin sans se plaindre.

Les jours passent. Mabrouk n’est plus là mais Mariame n’arrive pas à l’oublier. Elle fait même un poisson rouge en papier et le pose au fond de l’aquarium.

 

Puis un jour, Jeddi, le grand-père de Mariame, lui rend visite. Il a une surprise pour elle. « La chatte de notre voisine Fatima a eu des bébés », lui dit-il. « Comme elle ne pouvait pas garder tous ces chatons, elle m’en a donné un. J’ai tout de suite pensé à toi et je me suis dit qu’un nouvel ami te ferait plaisir. » Effectivement, Mariame ne cache pas sa joie : elle saute au cou de Jeddi pour l’embrasser des milliers de bisous et le remercier de ce joli cadeau.
Elle remercie Allah qui lui a envoyé ce nouvel ami et ses parents aussi qui ont bien voulu qu’elle adopte ce chaton. Mariame réfléchit : quel nom donner au petit chat?.

« Ca y est ! J’ai trouvé ! » dit- elle. « Je vais l’appeler Salamah. Ainsi, inch’Allah, je n’oublierai jamais de dire la doua quand je serai triste à
cause d’une épreuve ». C’est comme ca qu’Allah apprit à Mariame ce qu'il faut faire quand on est triste ou mal. C’est comme ca que Mariame devint plus proche d’Allah et plus forte.

Mabrouk était parti, une page de la vie de Mariame était tournée. Salamah arrivait, une autre aventure commençait!