03 mai 2015

Salwa va à la mosquée

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Salwa vient d'avoir sept ans. Elle est très fière d'être une grande fille et de faire la prière avec ses parents.
Aujourd'hui, c'est vendredi, et comme c'est les vacances, Salwa va aller avec sa maman à la mosquée. Elle est très contente, car elle sait qu'on va à la mosquée pour prier Dieu, et que c'est important de penser à Dieu. Le vendredi, les musulmans se retrouvent à la mosquée pour prier ensemble : c'est un jour de fête.



Salwa prend le bus avec sa maman. En descendant du bus, elle voit beaucoup de musulmans, de tous les âges et de tous les pays, qui se dirigent vers la mosquée.

- Mâ châ Allah, dit sa maman. Il y a beaucoup de monde !


Salwa entre avec sa maman par la porte réservée aux femmes, et elles vont faire les ablutions. Puis elles prennent place sur le grand tapis où sont déjà installées plusieurs rangées de femmes. Après avoir fait une prière de deux rak`a, elles s'assoient en silence. Bientôt on entend, par un haut-parleur, l'imam qui commence son sermon. Il parle un peu en français et un peu en arabe. Salwa écoute attentivement, même si elle ne comprend pas tout ce qu'il dit. À côté d'elle, un petit enfant s'agite sur les genoux d'une dame africaine. Salwa lui fait des sourires, et le petit enfant reste sage. Des dames et des enfants continuent à arriver, et bientôt la salle est pleine.




Après les invocations et l'appel à la prière, voici le moment de prier. Tout le monde se lève et se tient en rangs serrés. Salwa est entre sa maman et la dame africaine, qui a attaché son bébé dans son dos.

L'imam dit : Allahou akbar ! Une autre voix d'homme répète, puis tous les fidèles répètent après lui : Allahou akbar ! Quand l'imam a fini de réciter la sourate al-Fâtiha, tout le monde dit : âmîne. Salwa est très émue. Pour la première fois elle comprend pourquoi c'est si important de prier ensemble. Elle se rappelle ce que son papa lui a expliqué : " Pendant la prière en commun, les gens sont tous pareils. Ils sont tous unis devant Dieu. "
Puis l'imam récite une sourate un peu longue que Salwa ne connaît pas. Ensuite, pendant la seconde rak`a, il récite la sourate al-Kâfiroûn et Salwa est toute fière de reconnaître une sourate qu'elle connaît par cœur !

 

À la fin de la seconde rak`a, l'imam dit as-salamou `alaykoum, et les gens le répètent après lui : la prière est terminée. Après les invocations, les gens font, chacun tout seul, une prière de deux rak`a. C'est une prière volontaire, explique maman.

Une dame distribue du pain qu'elle a fait à sa maison. Que c'est bon !
Maman parle avec des dames qu'elle connaît. Salwa joue avec d'autres enfants. Au bout d'un moment, Maman dit : " Allez, Salwa, on va rentrer. "


Elles sortent de la mosquée : la rue est pleine de monde ! Soubhanallah, se dit Salwa, tous ces gens étaient avec nous en train de prier !
Devant la mosquée, il y a des gens pauvres qui demandent l'aumône. Salwa reconnaît des dames qui étaient avec elles à la prière. Maman lui donne quelques pièces pour
leur donner.

Puis Salwa et sa maman vont reprendre le bus pour rentrer à la maison. Salwa est heureuse car elle a compris qu'elle appartient à une communauté.


Discussions autour du prophète

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La nuit venait de tomber. La maman de Mariam avait mis le dîner sur le feu et toute la famille était réunie dans le salon pour discuter des évènements de la semaine.
En effet, durant toute la semaine, chaque membre vaquait à ses occupations, mais le vendredi soir était le moment qu’ils avaient choisi pour se retrouver autour du dîner.
Ainsi, le papa de Mariam et sa grande soeur rentraient tôt du travail ce jour-là pour ce moment de partage. Sa deuxième sœur et son frère se débrouillaient également pour ne pas tarder après leur journée de cours à la fac et au lycée. Et Mariam, dès son retour de l’école, aidait maman dans la cuisine afin que leur réunion hebdomadaire puisse se faire sans se soucier de la préparation du repas.

Ca y est ! Ils étaient tous ensemble.
Après avoir discuté de leur semaine et échangé sur les divers sujets qui les avaient préoccupés, leur papa leur dit :

- Mes enfants, voilà près de 1450 ans, naissait le Prophète Mohammed, que la paix soit sur lui. Aujourd’hui, nous allons parler de la naissance de ce grand homme. Chacun de nous a été touché par l’histoire du Prophète d’une manière ou d’une autre. J’aimerais que chacun d’entre vous partage avec les autres ce qui l’a vraiment touché dans l’histoire de ce grand homme.

Bien sûr, c’est Mariam qui voulut commencer.

- Moi ce qui m’a le plus impressionnée chez notre Prophète, c’est sa patience et sa persévérance.
Pendant 23 ans, il a parlé de l'islam sans s'arrêter. Il a fait entendre la parole divine aux petits, aux grands, aux riches et aux pauvres… Rien ne pouvait l’arrêter. Et pourtant, il a été très maltraité par les gens.

 

- Tu as raison Mariam, dit maman. Même dans les moments les plus difficiles où il était maltraité et où les gens étaient injustes avec lui, le Prophète Mohammed a toujours continué sa mission.
D’ailleurs, lorsque sa tribu Quoraish, lui a suggèré d’en faire leur roi, de lui donner tout leur argent, d’en faire l’homme le plus important de la Mecque, notre Prophète a répondu à son oncle venu parler pour lui : « Mon oncle! S’ils mettaient le soleil dans ma main droite et la lune dans ma main gauche pour que je n’appelle plus les gens à l’Islam, je ne cesserai jamais jusqu’à ce que Dieu fasse triompher l’Islam ou que je meurs en le défendant »

Puis ce fut au tour du grand frère de Mariam, Saïd, de parler.

- Moi, dit-il, C’est sa Miséricorde qui m’interpelle. Je le vois rentrer vainqueur à la Mecque, mais sans être fier de lui et sans se sentir supérieur et en baissant la tête sur son cheval pour remercier Allah qui lui a donné cette victoire. Il a retrouvé les gens qui l’ont chassé et qui ont essayé de le tuer à plusieurs reprises. Malgré cela, il n’a pas cherché à se venger ou à leur faire du mal. Et quand il leur a demandé : « Que pensez-vous que je vais vous faire ? », les Qorayshites lui ont répondu : « Tu es un frère généreux, fils d’un frère généreux ». Il leur a dit alors : « Partez ! Vous êtes libres ».

 

Quand ce fut au tour de Sara, la grande sœur de Mariam de parler, elle évoqua la beauté du Messager d’Allah.

En effet, il y a quelques temps de cela, alors que Sara vivait une épreuve, elle a eu la chance de le voir en rêve. Elle a été subjuguée par son physique.

- Décris-le-nous s’il te plaît, dit Salma.

- Il était de taille moyenne et assez solide. Il avait la tête forte, le teint mat, les joues lisses, une grande barbe et les cheveux ondulés. Une veine s’élevait sur son front à la naissance de son nez entre ses sourcils bien arqués et très rapprochés. Ses grands yeux, avec de longs cils, étaient d’un noir profond avec quelques reflets rouges. Sa bouche était grande et ses dents, blanches, étaient légèrement écartés sur le devant. La paume de ses mains aux doigts allongés était large et douce au toucher. Il était magnifique !
Tout le monde s’empressa de remercier Sara pour sa description précise de notre Prophète.

Puis ce fut le tour de Salma, l’autre grande sœur de Mariam.

 

- Moi, dit Salma, c’est son amour pour sa famille et ses enfants. J’aime cette métaphore quand il répond à son épouse Aîcha alors qu’elle lui demande : « Comment est ton amour pour moi ? » et qu’il lui répond : « Comme un nœud ». Ce nœud représente bien la force et le lien de cet amour. Je trouve cette image super belle. J’aime aussi comment il se comporte avec sa fille Fatima Al Zahra’.Sa façon de se lever pour l’accueillir, de la laisser s’assoir à sa place. Tous ces petits gestes affectueux qui prouvent à sa fille combien il l’aime et combien elle est importante à ses yeux.

- A toi maman ! Quelle est la qualité de notre Prophète Mohammed qui te fascine le plus ? demanda Mariam. 


- Je pense que c’est sa sagesse, dit la mère de Mariam. Moi qui réagis trop rapidement et sans controler mes sentiments, je me rappelle du Prophète qui discute avec ce jeune homme venant lui demander l’autorisation de faire un péché. Il ne l’a pas grondé. Il a juste discuté avec lui des méfaits de ce péché. Puis il a mis sa main sur le cœur du jeune homme en demandant à Allah d’enlever l'envie de faire cette bêtise.
Son compagnon Anas qui le servit pendant dix ans avait même déclaré « Jamais il ne me cria dessus ; jamais même, il ne me demanda « As-tu fais ceci ? » ou « Pourquoi n’as-tu pas fais cela ? ». Je lui envie cette sagesse qui lui a permis de trouver une solution à chaque problème.

 

- A ton tour papa, dit Saïd.

Le papa de Mariam prit la parole.
- Les qualités de notre Prophète Mohammed sont nombreuses. Il était honnête et sincère, il disait toujours la vérité. C’est pour cela qu’on le surnommait al Sadek al Amine ce qui signifie le plus véridique, le plus honnête et le plus digne de confiance. Il était généreux, il aimait donner aux autres.
Il était courageux et a participé à beaucoup de batailles avec ses compagnons. Mais la qualité que je trouve la plus touchante chez notre Prophète est sa disponibilité, son écoute : il écoutait chaque personne qui venait à lui, qu'elle soit riche ou pauvre, jeune ou vieille.
Cet homme avait la charge de transmettre la nouvelle religion de Dieu au monde et de changer le monde; cet homme malgré la taille et la difficulté de sa mission trouvait le temps de plaisanter avec les enfants, de rendre visite aux malades.
Il suivait la petite fille qui le tenait par la main et l’emmenait au marché, il recevait la femme qui venait lui raconter ses soucis avec son mari. Il était tellement gentil et aimant que nous lui manquions déjà alors que nous n’étions pas encore nés.
N’a-t-il pas dit à ses compagnons : « J’aurais aimé rencontrer mes frères bien-aimés ; ils me manquent ». Les compagnons lui demandèrent alors : « Ne sommes-nous pas tes frères ? ». Il leur répondit : « Non. Vous êtes mes compagnons. Mes frères sont ceux qui croient en moi sans m’avoir jamais vu ».
Qu’Allah nous compte parmi les frères du Prophète Mohammed car on croit en lui et on l’aime alors qu'on ne l’a jamais vu.
Qu'Allah nous réunisse avec lui dans le Firdaous, l’étage le plus élevé et le plus beau du paradis. Amine Amine Amine.

Et c’est sur ces invocations que se termina la soirée de Mariam et de sa famille autour de notre Prophète Mohammed le bien-aimé.

L'homme et ses 2 loups

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Un vieil homme dit à son petit-fils, venu le voir très en colère contre un ami qui s'était montré injuste avec lui :
" Laisse-moi te raconter une histoire...Il m'arrive aussi, parfois, d'être très en colère contre ceux qui se conduisent mal et qui ne font rien pour bien se comporter. Mais être en colère c'est fatiguant, et ne sert à rien. C'est comme avaler du poison et vouloir que ton ennemi en meure. J'ai souvent combattu ces sentiments "
Il continua :
" C'est comme si j'avais deux loups à l'intérieur de moi; le premier est bon et ne me fait aucun mal. Il vit gentiment avec tout ce qui l'entoure et ne s'énerve pas quand il n'y a pas besoin de s'énerver. Il combat juste quand il le faut, et il le fait de manière juste. Mais l'autre loup, ahhhh...! Il est plein de colère. La plus petite chose lui donne la rage et il se bat contre n'importe qui, tout le temps, sans raison. Il n'est pas capable de penser parce que sa colère et sa haine sont immenses. Il est désespéré, en colère, et pourtant sa colère ne change rien. Il est parfois si difficile de vivre avec ces deux loups à l'intérieur de moi, parce que tous deux veulent controler mon esprit."
Le garçon regarda attentivement son grand-père dans les yeux et demanda :
" Lequel des deux loups l'emporte, grand-père ? "
Le grand-père sourit et répondit doucement :
"Celui que je nourris."

 

On a tous ces deux loups en nous. Quand tu t'énerves, le méchant loup grandit et devient encore plus fort : alors tu t'énerveras toujours plus souvent, et toujours plus fort. En revanche, quand tu t'efforces à être gentil et calme, le gentil loup devient plus fort, et plus tu es gentil plus le gentil loup grandit : a la fin il sera si grand que le méchant loup ne pourra plus rien faire contre lui!

Le lion qui se croyait mouton

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Il était une fois, un bébé lion qui perdit très jeune sa mère et se retrouva seul. Triste, abandonné, il marcha seul à la recherche d’une aide ou de quelqu'un pour s'occuper de lui... jusqu’à ce qu’il trouva un troupeau de moutons. Il alla avec eux et, comme les moutons l’acceptèrent, il grandit auprès d’eux.
Ainsi, le bébé lion fut élevé par les moutons à tel point qu’il mangeait de l’herbe et qu’il bêlait "bêêêêêê" comme un mouton.
Le bébé lion devint un superbe lion à la crinière flamboyante, qui mangeait de l'herbe et buvait de l'eau, tout en vivant parmi "ses frères" moutons.

Un jour, alors que le lion broutait de l'herbe parmi les moutons, arriva un vieux lion descendu de la montagne. Ce dernier fut très étonné de voir qu’un lion se vivait tranquillement au milieu d’un troupeau de moutons, en train de manger de l’herbe.
Il décida donc d’aller lui parler et lui demanda :
"- Pourquoi est ce que tu vis comme un mouton ?".
"- Mais je suis un mouton" lui répondit-il.
"- Non, fiston, tu es un lion comme moi, tu n’as rien d’un mouton ! "

Comme le jeune lion ne le croyait pas, le vieux lion lui demanda de le suivre et l’emmena jusqu’à un lac. Il lui dit :
"- Regarde-toi ! Tu n’es pas un mouton, tu es de ma famille, tu es un lion !"

En regardant son reflet sur l’eau, le jeune lion lui répondit qu’en effet, il n’était pas un mouton, mais bel et bien un lion. Le vieux lion lui dit :
"- Rugis, comme ca tu sauras que tu es bien un lion !"

C’est alors qu’il retint son souffle avant de pousser un énorme rugissement... Il prit alors conscience de qui il était vraiment !

Petite sœur, petit frère, à travers cette petite histoire, on peut comprendre plusieurs choses : une personne,  comme un animal, peut oublier qui il est s’il est élevé ou s’il grandit dans une autre famille, ou dans un autre groupe que le sien. De la même manière, un musulman qui habite et fréquente tous les jours des non-musulmans ? Ce sera beaucoup plus difficile pour lui de parler d’islam et de pratiquer, d’où l’importance de se retrouver avec des musulmans pour entretenir sa foi et augmenter ses connaissances pour ne pas oublier qui on est vraiment.

La barrière de la colère

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Il était une fois un jeune garçon appelé Tariq qui avait très, très mauvais caractère. Quand sa maman l'appelait pour se lever le matin pour aller à l'école, il se mettait à crier : " Je suis debout, laisse-moi tranquille ! " - même s'il venait tout juste d'ouvrir les yeux.

S'il avait envie de spaghetti alors que sa maman avait fait du riz, il se mettait en colère contre elle parce qu'elle ne lui avait pas demandé son avis avant de faire le dîner.


Si jamais sa petite sœur touchait à ses jouets, il lui criait après. Il DÉTESTAIT que quelqu'un touche à SES affaires, surtout si c'était sa petite sœur.



Si son ami ratait le ballon dans un match de football et que leur équipe perdait, il se mettait à crier de très vilains mots. Alors, son ami décida de ne plus être ami avec lui. Bon, tant pis, c'était la faute de son ami de toute façon, et qui a besoin d'amis ?

Un jour, son père revint d'un long voyage pendant que Tariq était en train de fabriquer un petit bateau sur la table.

Son père entra en s'écriant : " As-salamou `alaykoum, je suis de retour ! "


La maman de Tariq et sa petite sœur se précipitèrent joyeusement pour l'accueillir.

À ce moment, un coup de vent souffla par la porte ouverte et fit tomber le voile que Tariq venait de coller à son bateau. Tariq, furieux, se mit à crier : " Fermez cette porte ! Vous avez détruit mon bateau ! "

Le père, la mère et la petite sœur de Tariq le regardèrent, stupéfaits.

Personne ne parla à Tariq pendant un moment. Le père de Tariq but une tasse de café tout en bavardant avec sa femme et sa fille, qui avaient un tas de choses à lui raconter.

Ensuite, lorsque la maman de Tariq alla préparer le dîner, le père de Tariq l'appela et le fit aller avec lui dans le garage derrière la maison.


Il lui dit : " Tariq, tu vois ces clous ? Tu vois ce marteau ? Eh bien, je veux que tu prennes un clou et que tu ailles le planter dans la barrière, pour te punir de t'être mis en colère tout à l'heure quand le courant d'air a démoli ton bateau. Et à partir de maintenant, je veux que tu plantes un clou à chaque fois que tu te mettras en colère. "

Tariq ne comprenait pas pourquoi il devait planter un clou, mais il fit ce que son père lui avait ordonné. C'était difficile de bien taper sur le clou, et une fois il se tapa sur le doigt au lieu de taper sur le clou. Il se mit en colère contre le marteau et le jeta par terre. Alors, son père lui fit planter un autre clou pour s'être encore mis en colère.


Le lendemain matin, Tariq faillit être en retard pour l'école parce qu'il avait dû planter cinq clous pour avoir crié après sa mère, son père et sa sœur pour cinq raisons différentes au le petit déjeuner. À la fin de la journée, il avait planté 37 clous, et il commençait à en avoir assez de planter des clous. Mais quand même,il arrivait déjà mieux à les planter sans se taper sur les doigts.

Jour après jour, Tariq continua à planter des clous. Pourquoi son père y tenait-il tellement ? Quand il regardait la barrière avec tous les clous dedans, Tariq se sentait gêné de voir toutes ces preuves de ses mauvaises actions.


Certains enfants à l'école connaissaient l'histoire de la barrière, car il leur en avait parlé sans le faire exprès. Ils l'appelaient " la barrière de la colère ".
Ils demandaient souvent à Tariq de la leur montrer, mais il ne voulait pas.

Mais petit à petit, il s'aperçut qu'en pensant à la barrière, il arrivait plus facilement à tenir sa langue. Peu à peu, il commença à crier moins souvent. Et quand il criait, il arrivait à s'arrêter plus vite.

Puis, un soir, il était en train de construire un château avec son jeu de construction, sa petite sœur, qui s'était approchée pour regarder, fit tomber son gâteau sur le château et tout tomba. Tariq se leva d'un bond, prit son souffle pour se mettre à crier, puis au lieu de dire quelque chose de méchant, il s'exclama tout d'un coup : " Bon, je vais chercher un clou ! "

Son père vint près de lui pendant que Tariq plantait le nouveau clou dans la barrière. Puis ils se mirent à discuter des progrès que Tariq avait faits : il plantait de moins en moins de clous maintenant. Il recommençait même à se faire des amis. C'était bien agréable d'avoir des amis ! Mais cela prenait du temps parce qu'ils se rappelaient comment il se fâchait avant, et ils ne lui faisaient pas encore confiance.


" Je suis content de ne plus devoir planter autant de clous, Papa. Ça ne fait pas beau, tous ces clous dans la barrière ", dit Tariq.

Alors, son père proposa que Tariq puisse enlever un clou chaque fois qu'il passerait toute une journée sans se mettre en colère. Jour après jour, Tariq attendait avec impatience d'enlever un clou de la barrière avant la prière de `Icha. C'était souvent difficile de les arracher, et il devait faire un gros effort. Mais cela faisait du bien d'enlever les traces de ses mauvaises actions.

Enfin, le jour arriva où il enleva le dernier clou. Il appela toute la famille pour assister à ce grand événement. Il se sentait très fier.

Sa maman, très heureuse, l'embrassa et lui promit de préparer son dessert préféré.


Cependant, son père dit : " Tu as bien agi, mon fils. Mais regarde tous ces petits trous dans la barrière. La barrière ne sera plus jamais comme avant. Quand tu dis de méchantes choses quand tu es en colère, elles laissent des traces, exactement comme dans la barrière. Tu peux enfoncer un couteau dans quelqu'un, puis le retirer : tu auras beau lui demander pardon, la blessure restera. Eh bien, une blessure en paroles fait autant de mal qu'une blessure du corps. "

Toute la famille regarda solennellement la barrière. C'était un témoignage de la bataille de Tariq contre lui-même. Puis son père le serra dans ses bras et lui dit : " Que Dieu t'aide à devenir un homme fort, mon fils. "

Le prophète mohamed aleyhi salat wa salam a dit :
"L'homme fort n'est pas celui qui bat son adversaire, mais l'homme fort est celui qui maitrise sa colere".
rapporté par al boukhary


La princesse perdue

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Un jour, une princesse se promenait seule dans la forêt. La nuit commença à tomber, et elle se rendit compte alors qu’elle était loin de chez elle et se mit à pleurer car elle n’arrivait plus à retrouver son chemin.

Seule dans cette forêt, elle avait froid, faim et très peur. Elle marchait pour retrouver son chemin quand soudain, elle aperçut une lumière au loin.

Elle s’en approcha et vit une petite maison ; elle toqua à la porte et un jeune homme lui répondit ; il s’étonna de voir une jeune fille si tard, en pleine nuit, et lui demanda ce qui lui était arrivé.

Elle répondit en pleurnt qu’elle s’était perdue, et il la fit donc entrer chez lui.

Il vivait tout seul ; il se rappela cette phrase : « Quand deux personnes sont seules, Shaytan est la troisième personne ».

Il lui donna à manger, à boire ainsi que des vêtements chauds et lui montra une chambre ou elle passerait la nuit.

Il s’assura qu’elle ne manquait de rien, puis il partit faire la prière. Shaytan lui dit de se dépêcher, car la princesse est seule dans l’autre pièce : c’est une belle fille, parfumée, séduisante...

Pour combattre Shaytan, le jeune homme enchaîna une prière, puis une autre, puis encore une autre, pendant une bonne partie de la nuit.

Mais Shaytan continuait toujours à lui dire qu'il fallait aller voir la princesse, et commettre un péché.

C’est alors qu’il alluma une bougie, mit son doigt dans la flamme pendant quelques secondes jusqu’à ressentir une violente brûlure, puis il retourna faire la prière jusqu’au lendemain matin. Comme il faisait jour, il ramena la princesse chez elle ; celle-ci raconta tout ce qui s’était passé à son père, et lui dit qu’elle avait vu le jeune homme mettre son doigt dans la flamme d’une bougie, et avoir très mal.

Le Roi appela alors le jeune homme et lui demanda pourquoi il s’était volontairement brûlé le doigt. Le jeune homme répondit que c’était une affaire entre lui et Allah. Mais le Roi voulait absolument comprendre et força le jeune homme à répondre. Alors, il expliqua :
« La punition du péché est le feu de l’Enfer : pour m’empêcher de commettre un péché, j’ai voulu ressentir la sensation du feu : c’est pour cela que j’ai mis mon doigt dans la petite flamme de la bougie ; ceci m’a fait mal, même si c’était une toute petite flamme, alors j’ai pu imaginer un petit instant la punition du feu de l’Enfer, qui est beaucoup plus douloureux que le feu de notre monde ! »
Le pauvre jeune homme avait le doigt tout brûlé...

La princesse, qui avait tout entendu, se convertit à l’Islam et, touchée par la délicatesse de ce jeune homme, l’épousa.

Qui a caché le mouton de l'aid?

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Quelques jours avant la fête de l'Aïd al-Adha, Selma sortit sa nouvelle robe pour la montrer à sa grand-mère en disant :
- Comme je suis contente que tu sois venue passer l'Aïd al-Adha avec nous ! Dis-moi, grand-mère, que penses-tu de ma robe ? N'est-ce pas qu'elle est jolie ?
La grand-mère dit en riant :
- Quelle jolie robe !
Puis elle se tut, soudain plongée dans ses pensées.
- Qu'est-ce que tu as, grand-mère ? demanda Maher.
- Rien, Maher, répondit la grand-mère. Mais parler de l'Aïd m'a fait penser à une histoire qui m'est arrivée quand j'avais l'âge de Selma.
- Raconte, grand-mère, raconte ! s'exclamèrent en chœur Maher et Selma.


Et la grand-mère raconta :

" J'avais sept ans. Un jour, comme j'aidais ma mère, une Bédouine vint nous proposer d'acheter un agneau que nous pourrions élever pour le sacrifier le jour de l'Aïd.
Je m'approchai de l'agneau et je me mis à jouer avec. Comme j'étais contente quand ma mère a décidé de l'acheter !
J'emmenais l'agneau promener dans la campagne, je le décorais de fleurs, je lui racontais mes secrets.
Un jour, j'entendis ma mère et ma tante parler en désignant mon mouton du " mouton de l'Aïd ", et discuter de comment elles allaient le faire cuire. Pour la première fois, je compris alors ce que cela voulait dire, que mon mouton soit " le mouton de l'Aïd " !
Le cœur lourd, j'emmenai le mouton brouter l'herbe. Il ne savait pas ce qui l'attendait, il sautait ici et là en bêlant : " Bêê… bêê… "
À ce moment-là, je décidai d'essayer de sauver mon ami. Je l'emmenai à une grotte que j'étais la seule à connaître, je l'y attachai et je repartis à la maison.

Ma mère me demanda où était le mouton et je dis qu'il s'était perdu. Ma mère s'écria :
- Le mouton de l'Aïd s'est perdu ! Comment cela ? Mais il était avec toi, Fatoum ! Dis-moi où il est ! Où ?
Je baissai la tête et je refusai de répondre.
Mes frères cherchèrent longtemps, longtemps… mais sans le trouver.
Mon grand-père (que Dieu ait son âme) m'aimait beaucoup. Je courus me cacher près de lui en pleurant et en disant :
- Pourquoi devons-nous sacrifier le mouton, grand-père ? Pourquoi ?
Il me prit dans ses bras et me dit doucement :
- Te rappelles-tu l'histoire de notre prophète Ibrahim (la paix soit sur lui) ? Comment l'ange Gabriel lui a donné un mouton à sacrifier à la place de son fils Ismaïl ?

Je hochai la tête, tout en continuant à pleurer.
Mon grand-père poursuivit :
- Le jour de l'Aïd al-Adha, ma chérie, tous les musulmans sacrifient un mouton comme l'a fait Ibrahim (la paix soit sur lui). Ils distribuent une partie de la viande aux pauvres, puis les familles se rassemblent autour du repas pour fêter l'Aïd.
Je répondis en pleurant :
- Oui… oui… Mais si tu savais, grand-père, comme j'aime ce petit mouton ! Il est devenu mon ami. Je t'en prie, aide-moi, grand-père !
- Que Dieu nous pardonne ! s'exclama mon grand-père. Les adultes n'auraient pas dû laisser une petite fille comme toi s'attacher au mouton de l'Aïd ! Allez, sèche tes larmes, ma petite, je vais essayer de t'aider… Mais attention Fatoum : ne t'attache plus jamais au mouton de l'Aïd !
- Promis, grand-père, promis ! répondis-je.
Mon grand-père se tut un instant, puis il appela ma mère et lui demanda :
- Que penses-tu, ma fille, si nous élevions " l'agneau de Fatoum " pour avoir un troupeau qui nous donnerait du lait ?
Ma mère commença par protester, puis elle finit par accepter.

Mon grand-père se tourna vers moi et me dit :
- Sèche tes larmes, petite Fatoum, et passe-moi ma bourse qui est dans mon coffre, pour que je donne à ta mère de quoi nous acheter un autre mouton pour l'Aïd.
Toute joyeuse, je couvris mon grand-père de baisers en disant :
- Promis, grand-père ! Promis, je ne m'attacherai plus au mouton de l'Aïd !
Le matin de l'Aïd, je mis ma robe neuve, je jouai avec mes frères, je mangeai des bonbons. Comme d'habitude, le repas de l'Aïd fut somptueux ! Ce fut, mes chers enfants, une fête que je n'oublierai jamais. "

- Et qu'est devenu ton petit mouton, grand-mère ? demanda Maher.
La grand-mère répondit :
- Il a grandi, nous l'avons élevé avec d'autres et nous avons eu du lait et du fromage…
Selma dit à sa grand-mère en riant :
- Je ne savais pas, grand-mère, que tu étais si coquine quand tu étais petite !
La grand-mère répondit, les yeux brillants :
- Le vrai coquin, mes chéris, c'était votre père quand il était petit !
- Raconte, grand-mère, raconte ! s'écria Maher.
- Non, maman, non ! s'exclama Papa en riant.
- Mais si, je vais raconter ! dit la grand-mère en riant doucement.
Toute la famille se mit à rire, et s'apprêta à écouter le récit des bêtises du papa quand il était petit…